L’Albatros – 1861 (extrait du recueil « Les Fleurs du Mal » – paru en 1857)

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

Charles Baudelaire

Ce poème décrit très bien le mal-être de son auteur Charles Baudelaire que je compare aussi à George Michael, car ces deux artistes hypersensibles souffraient sur terre, et l’ont exprimé tous deux par l’écriture.

Charles Baudelaire, à travers ses poèmes, décrivait son mal-être notamment en employant le terme de « Spleen » . Le spleen baudelairien désigne une profonde tristesse née du mal de vivre, que Charles Baudelaire exprime dans plusieurs poèmes de son recueil Les Fleurs du mal. Ce spleen éveille le désir d’atteindre l’idéal par d’ineffables correspondances.

La perte de l’amour de sa vie (Anselmo Felepp)  l’a inspiré pour la composition et l’ interprétation avec brio du titre « Jesus to a child » , magnifique version et jusqu’à présent jamais égalée au niveau vocal. A présent, il est parti rejoindre sa maman et les anges, au paradis car selon moi il était un Ange bienfaiteur.

https://www.youtube.com/watch?v=SpXONU0jUG8

 

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